Hello,
On sait, on sait, la fréquence diminue. Mais le temps passe tellement vite!! Ca fait 5 mois que je suis ici, Cathie 3 mois, et on ne voit pas le temps passer. Remarquez, ça veut dire que ça se passe bieng, c’est plutôt une bonne nouvelle.
Mais, me direz vous dans un éclair d’intelligence en voyant le titre, Mardi gras, c’est en février! Oui, mais ici, mardi gras est le nom local de la love parade, et de l’ensemble des évènements organisés autour, théâtre, littérature, etc… Mais la parade, c’était samedi, et c’était assez folklorique!
Le défilé a lieu dans Oxford Street, qui part de la City pour longer les suburbs de Darlinghurst et Paddington, et continue jusqu’au Centennial Park. Il part de la City, au pied de mon bureau.
Darlinghurst, situé entre King’s Cross et Oxford Street, est considéré comme le quartier de la communauté homosexuelle. C’est en tout cas un quartier très vivant la nuit, où l’on trouve beaucoup de bars, de cafés, et une vie nocturne particulièrement développée, bars de nuit et sex shops, bref, un quartier vivant plus qu’un quartier communautaire.
Au programme du défilé, donc, des dizaines de chars, montés par des associations gays et lesbiennes. Les premiers à défiler furent les motards, les filles puis les garçons. Pas mal de filles torses nus, mecs aussi, de tous horizons, beaucoup de cuir, le ton est donné, c’est provocateur, et c’est un des buts aussi. Après cela, on a vu passer les associations sportives, les policiers, des associations culturelles, bref plusieurs corporations qui se suivaient sur des chars sérieux ou délirants, revendicatifs ou moqueurs, souvent imaginatifs et toujours provocateurs. Quelques images pour vous le prouver:
Le Sydney Convict Rugby Club.Dimanche, pour se remettre de nos émotions, une journée décontractée à Manly, ou plutôt à Shellby Beach, au Sud de Manly à pied, un peu plus relax et surtout offrant un coin à l’ombre pour pique niquer. A l’abri des vagues, c’est assez intéressant de se baigner dans une eau calme (genre Méditerranée) en voyant les rouleaux (genre Océan ou plus) à 100 mètres aller perpendiculairement se briser sur le plage de Manly, pour le plus grand plaisir des surfeurs.
Au fond, la plage de Manly
Sinon, et nous allons essayer de le faire un peu plus souvent, quelques images d’un quartier voisin de Pyrmont où nous habitons, et qui s’appelle Glebe. Quartier également un peu alternatif, il s’y déroule tous les samedis un marché dans la cour de l’école, où l’on trouve un peu de tout, des habits indiens aux CD de folk, des cadres à photo en bois aux colliers en coquillages faits à la mains, bref, un marché un peu baba cool dans un quartier intéressant. Des petites librairies d’occasions, des disquaires spécialisés, des magasins de bouffe bio (ou plutôt « organic »), un peu bobo un peu baba, mais toutefois sympa. Photo depuis l’arrière cour d’une librairie où l’on peut déguster un (bon) café dans une atmosphère agréable.
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Au cours du weekend précédent, nous sommes aussi allés nous trimballer de l’autre côté de la baie. Prise du ferry direction le taroonga zoo, et hop, on longe la côte, assez sauvage (même si le sentier est parfaitement équipé) le long de la suburb Mosman pour finir à Balmoral, où l’on mange mal. C’est assez étonnant, on est juste de l’autre côté de la baie, à 15 minutes de ferry, ça parait tout aussi construit, mais c’est beaucoup plus agréable. On a de plus une vue différente, sous un autre angle, de notre paysage de tous les jours, et ça fait du bien, on respire. Et on marche aussi, tout de même, c’était une bonne balade de 3 heures (pas dur, mais ça permet de sortir un peu du béton!!).
Enfin, pour terminer, la solution de la dernière fois. On trouvait un fruit de la passion, une mangue à moitié entamée (on voit un peu le noyau, mais c’est dur de vraiment faire blanc), une patate douce, un litchee, une papaye et des chauve-souris, dans le désordre. Bravo, à vous tous, vous avez trouvé, mais personne n’a donné la combinaison gagnante donnant droit à un survol gratuit de Sydney en hélicoptère. Argh, c’est dommage, c’est le genre de prix qu’on n’offre qu’une fois… Tant pis, tant pis, la prochaine fois, peut-être, pour le porte clé ou la baudruche kangourou.
Bons baisers de Sydney,
Oliv et Cat
Bonjour,
Aujourd'hui, un sujet encore peu abordé dans ce blog, mais qui a tout de même son importance : la cuisine! Une façon de vous faire découvrir l'Australie sous un regard un peu moins critique que les articles précédents.
Donc, pour répondre à la question fréquemment posée par les uns ou les autres.. en Australie, on trouve de tout ! C'est un des intérêts d'être un pays sans trop d'histoire. Tous les immigrés, notamment anglais, mais aussi chinois, japonais, italiens, français, indiens, ont ramené avec eux leurs aliments favoris, pour ne pas dire l'essentiel de leur alimentation.. C'est ainsi qu'on trouve aisément du camembert, des baguettes, pains au chocolat, de la moutarde. certes, un peu plus chers que chez nous, mais bon!
De typiquement australiens, pas grand chose, à part :
On a goûté, et en conclusion, le crocodile ressemble à du poulet (parce que c'est une grosse feignasse. Il a des muscles blancs et ne se bouge pas, et du coup, ca ressemble au blanc de poulet), et le kangourou, à du boeuf, en un peu plus fort (parce qu'il bouge beaucoup, il a des muscles rouges et c'est pas un « couch potato », donc ca donne du rouge musculeux)
Sinon, on trouve, bien entendu, beaucoup de fruits de mer, des huîtres, principalement, un peu plus épaisses et laiteuses que celles qu'on a l'habitude de voir en France (perso, je me régale !), crevettes, homards, beaucoup de poissons. Celui-ci est fréquemment consommé pané, et accompagné de frites (un fish and chips, pour les puristes !). C'est un peu dommage, car il est vraiment de bonne qualité, mais bon...
A côté de ça, niveau viande, c'est pareil. Elle est bonne et les prix sont très raisonnables. On trouve ainsi facilement, dans les café/restaurant/bars, des hamburgers et des schnitzels (du poulet, pané, lui aussi).
De façon générale, à midi, les australiens qui travaillent dans la city ont l'habitude de manger dans les « food court » (littéralement la cour à manger), des sortes de grands espaces, principalement dans les centres commerciaux, où on trouve le coin grillade, le coin « spécialités chinoises », japonaises? Deux alternatives : les traditionnels fast-food, ou les fameux cafés, dans lesquels j'ai fait mes essais en tant que serveuse, et qui servent sandwichs, salades, pâtes.
Niveau boisson, la bière coule à foison. Il y a de quoi faire, on en trouve énormément de différentes (et, curieusement, pas de Foster, connue en France, comme la bière australienne), principalement des blondes. Apparemment, toutes ne sont pas terribles, version « Kro », en moins bonne.
Et puis, on trouve aussi pas mal de vin, avec une particularité par rapport à chez nous : ici, on choisit le vin par cépage, et pas par région de production.. C'est pas encore évident de s'y repérer, mais on essaie, tout doucement ! D'ailleurs, si quelqu'un a des connaissances vinicoles poussées, et peut nous faire parvenir un récapitulatif des accords cépages-nourritures et des particularités de ces mêmes cépages, on est preneur. En priorité, Shiraz, Sauvignon, Chardonnay et Merlot.
Sur le sujet des boissons, petite remarque : ici, on ne vend pas d'alcool en supermaché, on n'en trouve que dans les «bottles shop». Et on peut amener sa bouteille au restaurant (BYO, bring your own), on paye un "cork fee" pour le débouchonnage, et on ramène ce qu'on a pas bu. C'est un peu étonnant, mais il y a une licence spéciale pour les restaurants qui est moins chère que celle pour vendre du vin directement. Toujours ets-il que la différence de prix resto/bottle shop n'est pas flagrante (en tout cas est plus petite qu'en France)
Donc voilà, en résumé, si certains avaient des inquiétudes, il y a vraiment de quoi faire en Australie, et pour tous les goûts ! Avis aux amateurs, c'est pas si loin Sydney.
Pour finir, un petit jeu culinaire. Il s'agit de reconnaître les aliments sur ces photos :
Au plaisir, jeunes gens.
Olivier et Cathie
Hello,
Ca faisait une petit bout de temps, alors y a plein de choses à raconter!
Ici tout va bien, le temps est plutôt à la pluie en 2006, ce qui, avec la climatisation omniprésente, engendre son lot de rhumes, mais bon, on n’est pas là pour gloser sur le temps. On nous aurait juste menti sur les 340 jours de soleil par an que ça ne m’étonnerait pas.
La découverte de Sydney continue, en attendant d’aller un peu plus loin. On essaie d’aller voir des quartiers (suburbs) originaux ou intéressants. La ville de Sydney est en fait un immense rassemblement de quartiers collés les uns aux autres. Ici, on ne dit pas qu’on habite à Sydney mais à Newtown, Pyrmont, Bondi Beach ou Neutral Bay. Chaque quartier à sa vie et son atmosphère, et c’est intéressant de voir les différences entre ce qu’on nous dit et ce qu’on voit, ainsi qu’entre les différentes versions suivant les types de personnes. Il n’empêche, ca fait des points de chute pour des petites balades, et on va essayer de compiler quelques photos autres que les plages pour vous faire découvrir les différentes architectures.
Madame Butterfly : C’était le premier opéra de la saison à l’Opera House, on ne pouvait pas le manquer. Rendez vous était donc pris, billets en poche, jeudi dernier. De l’extérieur, c’est original, cet opéra. Ca ressemble à ça :
Et un détail pour vous faire apprécier la taille de l'engin:
De l’intérieur, il faut bien avouer que le charme n’est pas complètement au rendez vous (et Cathie a déjà été à l’opéra de Vienne en Autriche, d’où le décalage). Néanmoins, le spectacle était très bien, en italien chanté avec les surtitres en anglais (heureusement). En plus, on a fait du charme à l’ouvreuse pour pouvoir bouger vers des places plus intéressantes visuellement (en gros, on pouvait voir toute la scène) lors de l’entracte. Mais c’est triste, Madame Butterfly. Et ça ne donne pas une image réjouissante des hommes…
Et ce jeudi, c’était l’Australia Day, la fête nationale. Et là, attention, on savait que les australiens étaient un peu chauvin, mais à ce point!!! Emission en direct pendant 3 heures à la télévision hier, retransmission toute la journée de programmes spéciaux, drapeaux partout et rendez vous incontournables dans toute l’Australie. Et bien sur, pour la majorité, un barbecue, le sport national.
Il n’empêche, ce chauvinisme ne nous est pas habituel. De deux choses l’une : Soit nous avons un problème en France de relation aux signes d’appartenance à la France (ce qui est possible, puisque le phénomène de drapeaux su les maisons est vu dans les pays Scandinaves et au Canada par exemple), soit les Australiens sont extrêmement chauvins. Et les deux sont probablement vrais. Dans les supermarchés, les étiquettes des fruits ayant poussé ici, outre le prix, comportent un ou deux drapeaux australiens avec la mention « Aussie Grown » (cultivé en Australie). Les listes des ingrédients de nombreux produits font état de « fabriqués à partir d’ingrédients australiens et importés ». La moindre griffure sur le bras d’un touriste australien à l’étranger fait un article dans un journal. Et la plupart des publicités et des sponsors font apparaître « Proudly Australian » (fier d’être australien). De la part d’ancien prisonniers de sa majesté, avouez que ça a du piquant. Il faut d’ailleurs noter que la fête nationale australienne n’est pas, comme dans beaucoup d’anciennes colonies, la date de l’indépendance, mais la date de l’arrivée du premier colon anglais sur l’île. Qui a parlé du rôle positif de la colonisation ?
Mais ces gens aiment leur pays, où qu’ils habitent, qui leur en voudrait ?
Néanmoins, on a été voir un peu à côté, et nous nous sommes rendus au Yabun festival, à Redfern. Ce quartier, d’où étaient parties les émeutes de 2001, concentre une forte population aborigène, et le festival est apparemment le plus grand d’Australie concentrant des musiques indigènes (Indigenous music festival). Il faut prendre le mot indigène au sens originel, et non au sens sauvage, mais vous aurez compris par vous même. Pas de musique traditionnelle, mais du rock, du rap ou du folk chanté par des artistes d’origine australienne (j’entends origines plus anciennes que 225 ans), avec des stands d’associations militant pour la reconnaissance et l’indemnisation des aborigènes et de divers mouvements associatifs. Entre les artistes, plusieurs intervenants, parfois très violents en parlant des gouvernements successifs et du passé (quand on comprend ce que dit -crie- un militant engagé dans un micro, on a gagné la batialle de l’anglais ??). Et les drapeaux, ici, sont ceux du peuple aborigène et d’un groupe d’île du détroit de Torres (Torres Strait Islands), entre l’Australie et l’Indonésie, propriété de leurs habitants.
Une différence notoire de comportement, mais il faut dire que fêter le débarquement du premier colon par un peuple qui en a souffert, c’est un peu amer…
Le soir, changement de décor, spectacle et feu d’artifice à Darling Harbour. Au menu, des chanteurs, des chanteuses (Australian Idol ??), l’hymne australien par un chœur et des milliers de spectateurs (qui se lèvent et enlèvent leurs casquettes), qui feu d’artifice avec musique et défilement d’images (paysages australiens, sportifs, tir au but qualificatif pour la coupe du monde de foot, sauveteurs en mer, infirmières, pompiers), bref tout ce qui rajoute de la fierté aux habitants était au rendez vous. A noter, le mot de la fin sur l’écran géant de la part d’un aborigène tout sourire disant : Happy Australian Day. Ce pays est décidément plein de bizarrerie, voire d’hypocrisie.
A plus,
Olivier et Cathie
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